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Srila Vyasadeva, sous l'instruction de son prestigieux maître

spirituel Narada Muni, écrit le Srimad-Bhagavatam pour les 
hommes de cet âge, dit âge de Kali.


Srila Vyasadeva, l'avatara écrivain pour cet âge.

Le nouvel ordre mondial prôné par les matérialistes, une hallucination...

De tout temps, surtout dans cet âge, âge de discorde et d'hypocrisie,
l'histoire nous rapporte de nombreux faits nous narrant de nombreuses
spéculations d'hommes qui ont voulu gouverner le monde.  Tous, sans
la moindre exception, firent une erreur fondamentale : l'oubli de Dieu, de
Krishna. Leurs empires, un à un, tombèrent dans la décrépitude la plus
totale et eux se retrouvérent délaissés, emprisonnés par leurs adversaires
et souvent tués. 

Le Srimad-Bhagavatam nous fait prendre connaissance d'une histoire très
ancienne nous décrivant les "gloires" d'un certain Hyranyakasipu qui possédait
une stature monstrueuse, des armes redoutables et une armée qui défiait
la chronique de l'époque, ce qui n'a rien à voir avec nos petits matérialites 
actuels, qui pensent devenir les maîtres du monde avec leur technologie
autant imprécise que leur cerveau de détraqués. 

Il est courant de nous entendre dire : Dieu n'existe pas, Dieu est mort, Dieu
a créé ce monde et il est parti, Dieu est une invention de l'homme, nous
sommes assez grands pour nous débrouiller tout seul, ce sont les incapables,
les infirmes de l'intelligence, les arriérés mentaux, qui ont besoin d'un Dieu, nous, 
nous n'en avons pas besoin puisque de toute manière, l'homme deviendra le
maître du monde un jour. Dans l'esprit de ces hommes redoutables, il y a deux
sortes d'hommes : la classe dirigeante et les esclaves. Les lucifériens et les gentils.

           
             

Tous ces signes cabalistiques n'ont pas de finalité, ce sont des
spéculations 
sataniques.


Ces gens, dont la seule motivation d'exister est le plaisir des sens à n'importe
quel prix, fomentent des systèmes étatiques ou le citoyen devient objet de
rentrée financière, de plaisir. "Les soi-disant avantages sociaux ne sont que
des appâts, quelques morceaux de pain sec que l'on jette aux chiens dans la
perspective de les rendre taillables et corvéables à merci. Le terrorisme
intellectuel est une des armes utilisée par ces opportunistes sataniques.
L'information devient une vérité absolue, qui doute devient un complotiste, un
conspirationniste. 

Les gentils ne sont jamais délaissés par Dieu, par Krishna, puisqu'Il promet dans
la Bhagavad-Gita:

( Verset 8 / Chapitre 4)

"paritranaya sàdhùnam .
vinasaya ca duskritam
dharma-samsthnàrthàya
sambhavami yuge yuge

"J'apparais d'âge en âge afin de délivrer Mes dévots, d'anéantir les mécréants,
de rétablir les principes de la spiritualité."

La Bhagavad-Gita définit le sadhu, le "saint homme", comme l'être conscient
de Krishna. Même si, vu de l'extérieur, il semble irreligieux, peu cultivé ou
dépourvu d'érudition, celui qui satisfait à toutes les exigences de la conscience
de Krishna, qui s'y absorbe, est un sadhu.Les duskritinas, au contraire,sont
ceux qui ne montrent aucun intérêt pour la conscience de
Krishna. L'inintelligence et la bassesse sont leur lot, même parvenus à la cime
de l'éducation matérialiste.

Krishna n'est nullement contraint d'apparaître en personne pour anéantir les
athées, comme Il le fit avec Ravana et Kamsa. Ses nombreuses énergies peuvent,
à elles seules, s'en charger. S'Il vient personnellement, c'est dans le seul but
de soulager Ses purs dévots, harcelés sans trêve par les êtres démoniaques.
Les asuras n'éprouvent aucun scrupule à s'attaquer aux bhaktas, même de leur
propre famille. Les Ecritures relatent à cet effet les persécutions subies par Prahlâda
Maharaja du fait de son propre père, Hiranyakasipu. On y trouve également l'histoire
de Vasudeva et Devaki, père et mère de Krishna, qui furent persécutés par Kamsa,
le frère même de Devaki, simplement parce que Krishna devait naître de leur union.
Si Krishna est apparu, c'est plus pour délivrer Devaki que pour supprimer le roi
démoniaque, mais ces deux missions furent remplies simultanément par Lui.
C'est ce que décrit le verset: le Seigneur descend sous diverses formes, appelées
avataras, pour délivrer les bhaktas et anéantir les mécréants.

Les versets suivants, tirés du Caitanya-caritàmrita, de Krishnadasa Kaviraja,
donnent une définition concise de l'avatars:"Lorsque, sous une forme donnée,
le Seigneur descend de Son royaume pour Se manifester dans l'univers matériel,
on L'appelle un avatar. Toutes ces émanations de Lui résident éternellement
dans le monde spirituel, le royaume de Dieu, et prennent le nom d'avataras
lorsqu'elles descendent dans l'univers matériel. Il existe différentes sortes
d'avataras: les purusa-avataras, les gunaavataras, les lila-avataras,
les saktyavesa-avataras, les manvantara-avataras et les yuga-avataras,
qui apparaissent tous à des époques déterminées, dans l'une ou l'autre des
régions de l'univers. Krishna est le Seigneur originel, la source de tous les avataras.
Lorsqu'Il vient en ce monde, c'est dans un but très précis: satisfaire l'ardent désir
qu'ont Ses purs dévots de Le voir révéler Ses Divertissements absolus, tels qu'Il les
accomplit dans le village de Vrndavana. Le but premier
de Krissna en tant qu'avatars est donc de réjouir le cœur de ceux qui L'aiment
d'un pur amour.

Le Seigneur dit qu'Il apparaît en chaque âge. De fait, nous trouvons mentionné
dans le Srimad-Bhàgavatam que dans notre ère, le kali-yuga, Il descend sous la
forme de Sri Caitanya Mahaprabhu, pour distribuer l'amour de Dieu et répandre la
conscience de Krishna dans l'Inde entière, en propageant le chant des Saints Noms
de Dieu. Sri Caitanya prédit que le sankirtana s'étendrait bientôt au monde entier,
qu'on entendrait le chant des Saints Noms dans chaque ville et dans chaque village.
L'avatar Caitanya Mahaprabhu est décrit non pas directement, mais subtilement,
dans certains passages "confidentiels" d'Ecritures comme les Upanisads, le
Mahabharata
, le Srimad-Bhagavatam, etc. Son Mouvement du sarikirtana
fascine tous les dévots de Sri Krsna. Sri Caitanya n'anéantit pas les mécréants, mais les
délivre en les inondant de Sa grâce immotivée.

Sri Catanya Mahaprabhu et son mouvement de sankirtan

Quiconque fera obstruction à la propagation du mouvement
de sankirtan 
du Seigneur Caitanya Mahaprabhu sera puni. 



Manifestation de la déesse Kali lorsque des mécréants ont voulu 
lui offrir en sacrifice le grand saint Jada Bharata.


"Ne pouvant tolérer les offenses commises, la déesse Kali en furie, jetait des

regards flamboyants de ses yeux rouges et découvrait ses redoutables des 
incurvées. Elle avait un aspect des plus terrifiants; on aurait dit qu'elle s'apprêtait
ainsi à détruire toute la création. D'un bond elle descendit de l'autel et décapita
sur-le-champ tous les brigands avec le sabre même qu'ils comptaient utiliser
pour tuer Jada Bharata. Puis elle se mit à boire le sang chaud qui s'échappait
de leurs cous, comme si ce sang avait été une boisson enivrante, imitée par les
sorcières et les démones qui formaient sa suite. grisées par le sang, elles se mirent
toutes à chanter d'une voix forte et à danser comme si elles étaient sur le point
d'anéantir l'univers entier, tout en imiant au ballon avec les têtes des malfaiteurs."

Il ressort à l'évidence de ce verset que la déesse Kali (Durga) ne favorise pas du tout ses dévots.
Sa tâche consiste à châtier et à tuer les êtres démoniaques, et c'est ainsi qu'elle décapite de
nombreux démons, brigands et autres éléments indésirables de la société. Les gens sans
intelligence qui font fi de la Conscience de Krishna cherchent à satisfaire la déesse en lui offrant
toutes sortes de choses abominables, mais si ses adorateurs commettent la moindre erreur dans
leur culte, la déesse finit par les punir en leur ôtant la vie. Les personnes démoniaques rendent
un culte à Kali pour obtenir d'elle divers bienfaits matériels, mais les péchés dont elles se rendent
coupables au nom de ce culte ne leur sont pas pardonnés. Les sacrifices d'hommes ou d'animaux
devant une murti sont tout particulièrement interdits.


Note : Lucifer n'a pas d'existence propre, il représente le mental de l'homme engagé 
dans des activités pécheresses afin d'y trouver le plaisir. Ne trouvant pas la
satisfaction escomptée, l'homme dans cet âge, poussé par ses désirs insatiables
devient un jouet dans les mains de Kali, personnification même du péché. Le seul
moyen de maîtriser le mental fou, c'est de chanter ou réciter le mantra Hare Krishna.
Nous pourrions le comparer, bien que le Saint Nom ne peut être comparé à quoi que ce 
ou à qui que soit, à l'archange Michel qui terrasse le démon. En réalité, nous avons des 
ennemis en nous qui sont les sens et le mental. Le seul moyen de maîtriser le mental, 
c'est de chanter ou de réciter le chant du mantra Hare Krishna. Quand le mentral est
maîtrisé, nous pouvons engager nos sens dans des activités dévotionnelles et 
devenir heureux.



Si nous voulons être heureux, terrassons le démon qui est en nous comme le fait l'Archange Michel.
Tuons notre nature démoniaque, laissons notre nature divine se rendre maître de notre âme. Chantons le mantra Hare Krishna...

brahma-bhutah prasannatma
na socati na katiksati
samah sarvesu bhutesu
mad-bhaktim labhate param

"Celui qui atteint le niveau spirituel réalise du même coup le Brahman Suprême,
et y trouve une joie infinie. Jamais il ne s'afflige, jamais il n'aspire à quoi que ce soit;
il se montre égal envers tous les êtres. Celui-là obtient alors de Me servir avec un
amour et une dévotion purs." ( Bhagavad-Gita Verset 54/ Chapitre XVIII )

Atteindre le niveau du brahma-bhuta, s'identifier à l'Absolu, constitue, pour
l'impersonnaliste, le but ultime. Mais pour le personnaliste, pour le pur bhakta,
l'on doit aller encore plus loin, et s'engager sur la voie du service de dévotion pur.
Il faut comprendre par là que l'être qui sert purement le Seigneur Suprême,
avec amour et dévotion, est déjà parvenu au niveau de la libération, c'est-à-dire
au brahma-bhuta, ou "unité avec l'Absolu". Car sans cette unité, on ne peut
servir l'Absolu. Au niveau absolu, il n'existe certes aucune distinction entre le
serviteur et Celui qu'il sert; toutefois, dans un sens spirituel plus profond, la
différence existe.

Celui qui, dans l'existence matérielle, agit pour le plaisir des sens expérimente
la souffrance; cette souffrance reste ignorée, cependant, de l'être qui, dans le
monde absolu, agit dans le cadre du service de dévotion pur. Le bhakta établi
dans la conscience de Krishna ne possède aucun objet de lamentation ou de
désir. Parce que Dieu possède toute plénitude, l'être engagé dans Son service,
dans la conscience de Krsna, trouve à son tour la plénitude en lui-même. Il est
semblable à une rivière dont les eaux sont débarrassées de toute impureté.
Naturellement, parce qu'il ne pense qu'à Krishna, le pur bhakta baigne toujours
dans la joie. Ayant trouvé la plénitude dans le service du Seigneur, il ne s'inquiète
d'aucune perte ni d'aucun profit en ce monde. Fort du savoir que tout être vivant
fait partie intégrante du Seigneur Suprême, et est donc Son serviteur éternel, il
n'éprouve nul désir de jouir de la matière. Il ne voit, ici-bas, nul être supérieur à
un autre; car supérieur, inférieur, ces mots désignent des positions éphémères,
et un bhakta ne prend nullement en considération les manifestations de l'éphémère.
Pour lui, pierre et or ont valeur égale. Telles sont donc les caractéristiques de celui
qui se trouve au niveau du brahma-bhuta, niveau qu'atteignent sans peine les purs
bhaktas. Là, l'idée de s'identifier au Brahman Suprême en annihilant son individualité
propre se présente comme infernale, et celle de vivre sur les planètes édéniques,
comme un fantasme; là encore, les sens deviennent semblables aux crocs brisés
d'un serpent. De même qu'on n'a rien à craindre d'un serpent aux crocs brisés,
rien n'est à craindre des sens lorsqu'ils sont tout naturellement maîtrisés. Pour
celui qu'infecte la matière, le monde matériel est misérable; pour le bhakta,
il est tout entier aussi merveilleux que Vaikuntha, le royaume spirituel. Le bhakta
voit le plus grand personnage de l'univers non moins insignifiant qu'une fourmi.
Ce niveau, propre du bhakta, on peut l'atteindre par la grâce de Sri Caitanya
Mahaprabhu, qui en notre âge enseigne le service de dévotion pur.



"Durga est extrêmement puissante. Elle peut créer, maintenir et 
anéantir autant d'univers qu'elle le désire, mais elle agit sous la
direction du Seigneur Suprême..." ( S.B.6/17/29)

Ce monde phénoménal, ce monde matériel est sous la domination de Dieu, de Krishna.
En aucun cas, ce monde n'est sous la domination de quelqu'un d'autre, quoi dire d'être 
sous la gérance d'un être inventé, hypothétique comme c'est le cas pour lucifer.

Le Seigneur Krishna dit dans la Bhagavad-Gita :

daivi hy esa gunamayi
mama maya duratyaya
mam eva ye prapadyante
mayam etam taranti te

"L'énergie que constituent les trois gunas, cette énergie divine, la Mienne, on ne peut, sans mal, la dépasser. Mais qui s'abandonne à Moi en franchit facilement les limites."

Le Seigneur Suprême possède d'innombrables énergies, toutes divines et éternelles. Mais les êtres, les âmes distinctes, bien que participant de Ses énergies divines, voient leur pouvoir supérieur, lorsqu'ils entrent en contact avec l'énergie matérielle, se voiler. Et une fois recouvert par l'énergie matérielle, on ne peut jamais, par soi-même, en vaincre les influences. De nature divine, les énergies matérielles et spirituelles sont, nous l'avons vu, toutes deux éternelles; par suite, l'illusion des êtres conditionnés par la matière sera également éternelle: ces êtres sont donc appelés nitya-baddhas, "éternellement conditionnés". Nul ne peut retrouver l'origine de son conditionnement matériel; c'est d'ailleurs pourquoi il est si difficile d'échapper aux griffes de la matière. Il est vrai que l'énergie matérielle est inférieure, mais n'oublions pas qu'en dernière analyse, elle opère sous la direction du Seigneur, et qu'aucun être ne peut aller contre Sa volonté. Si l'on va jusqu'à définir comme divine l'énergie matérielle, c'est qu'elle émane du Seigneur et n'agit que par Sa volonté divine. Ainsi, bien qu'elle soit inférieure, la puissance du Seigneur, parce qu'elle repose entièrement sur la volonté suprême, agit admirablement quant à la création et la destruction de la manifestation cosmique. Ce que corroborent les Vedas:
 
  "Maya est certes temporaire et illusoire, mais le magicien qui Se tient derrière elle n'est nul autre que Mahesvara, le maître absolu, Dieu, la Personne Suprême."

  Le mot "guna", qui désigne les influences matérielles, signifie également (corde", illustrant comment l'âme conditionnée est prisonnière des liens de l'illusion. Pieds et poings liés, le prisonnier ne peut espérer se libérer par lui-même; et comme il n'a rien à attendre de ses compagnons de misère, il ne devra sa liberté qu'à un homme libre. De même, seuls Krsna et Son représentant authentique, l'acarya, peuvent affranchir l'âme conditionnée. Sans aide supérieure, nul ne pourra trancher les liens qui le retiennent à la matière. Mais pour obtenir un tel secours, il suffit de pratiquer le service de dévotion, d'adopter la conscience de Krishna. Krishna, maître de l'énergie illusoire, peut bien, par affection pour un être qui, à l'origine, est Son fils bien-aimé, par une miséricorde infinie pour l'âme soumise, ordonner à cette force invincible de lâcher son étreinte et de rendre à l'âme sa liberté. C'est donc seulement par l'abandon devant les pieds pareils-au-lotus du Seigneur que l'on pourra échapper aux griffes puissantes de la nature matérielle.

  Notons le mot mam, qui se réfère à Krishna (Visnu) et à Lui seul. Car Brahma et Siva, lesquels président respectivement au rajo-guna (la passion) et le tamo-guna (l'ignorance), n'ont pas, bien qu'ils soient presqu'au niveau du Visnu, le pouvoir d'arracher l'âme conditionnée des griffes de maya, va, car eux-mêmes subissent son influence; seul Krsna peut en libérer les êtres. Ce que corroborent les Vedas:"Seul accède à la liberté qui connaît Krsna. Et Siva lui-même affirme que la libération ne peut s'atteindre que par la grâce du Visnu:

  "Visnu est Celui qui accorde la libération à tous les êtres; c'est là une certitude." 

Parcourons notre étude de la Bhagavad-Gita : 

Le Seigneur Krishna explique:

dvau bhuta-sargau loke 'smin
daiva asura eva ca
daivo vistarasah prokta
asuram partha me srinu 

"En ce monde existent deux ordres d'êtres créés, les uns divins, les autres démoniaques. Je t'ai déjà longuement parlé des attributs divins. De Mes lèvres, ô fils de Prthâ, entends maintenant les attributs démoniaques."

Sri Krsna ayant assuré Arjuna qu'il est né avec les qualités divines, lui décrit à présent la voie démoniaque. Les êtres conditionnés en ce monde sont classés en deux ordres. Les premiers, nés avec les qualités divines, mènent une vie soumise à des règles; en d'autres mots, ils suivent les Ecritures et les autorités en matière spirituelle. Chacun devrait, en effet, accomplir son devoir à la lumière d'Ecrits authentiques. Agir ainsi, c'est agir dans l'état d'esprit qu'on qualifie de divin. Les seconds, ceux qui n'observent pas les principes régulateurs énoncés par les Ecritures, et qui agissent au gré de leur caprice, on les nommes asuras, ou démoniaques. Le seul critère est donc ici l'obéissance aux principes régulateurs des Ecritures. De fait, il est enseigné dans les Textes védiques que devas et asuras procèdent tous de Prajàpati; leur unique différence réside donc en ce que les uns se plient aux règles védiques, et les autres non. 

pravrittim Ca nivrittim Ca
jana na na vidur asurah
na saucam napi cacaro
na satyam tesu vidyate

  "Ce qu'il faut ou ne faut pas faire, les êtres démoniaques l'ignorent. En eux, ni pureté, ni juste conduite, ni véracité."

Dans toute société humaine civilisée, on retrouve, dès l'origine, un certain ensemble de règles scripturaires, servant de guide; c'est notamment le cas chez les aryas, c'est-à-dire ceux qui adoptent la culture védique. Au contraire, ceux qui ne suivent pas les règles des Ecritures sont des êtres démoniaques; ce que confirme notre verset en définissant la nature démoniaque par l'ignorance et l'aversion à l'égard de toute règle posée par les Ecritures. Ils ne possèdent donc, pour la plupart, aucune connaissance de ces règles, et les rares parmi eux qui les connaissent n'ont aucunement le désir de les observer. Privés de foi, ils refusent encore d'agir en harmonie avec les règles védiques. Ils ignorent toute propreté, toute pureté, interne ou externe. On doit toujours, avec le plus grand soin, garder le corps propre, en se baignant, en se brossant les dents, en changeant de vêtements... Quant à la pureté interne, elle s'obtient par le souvenir constant des Saints Noms de Dieu, par le chant du maha-mantra:

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare.

Les hommes démoniaques n'aiment ni ne suivent ces principes de pureté interne et externe.

  Les règles de conduite abondent dans les Ecritures, notamment dans la Manu-samhità, qui contient la loi de la race humaine, et qu'aujourd'hui encore, suivent les Hindous. Les lois qui régissent l'héritage des biens, et d'autres encore, trouvent dans ce livre leur origine. Il prescrit également que les femmes ne doivent pas jouir de liberté, car elles sont comme des enfants. Ce qui, toutefois, ne signifie nullement qu'elles doivent être traitées comme des esclaves. De fait, restreindre la liberté d'un enfant ne veut pas dire le considérer comme un esclave. Les êtres démoniaques ont maintenant délaissé ces règles, et croient que la femme doit jouir d'autant de liberté que l'homme. Il est cependant facile de remarquer que leurs tentatives n'ont en rien amélioré l'état social à la surface du globe. Au vrai, la femme doit être protégée à toutes les étapes de sa vie: par son père durant son enfance, par son mari lors de sa jeunesse et de son âge mûr, et par ses fils devenus adultes pendant ses vieux jours. Telle est, selon la Manu-samhita, la juste conduite sociale. Mais l'éducation moderne a de toutes pièces imaginé le concept vaniteux du féminisme; par suite, le mariage n'est pratiquement plus, dans la société humaine, qu'une chimère. Et on ne peut dire non plus qu'aujourd'hui, la condition morale de la femme soit excellente. Les hommes démoniaques refusent donc toute instruction qui serait bénéfique pour la société; parce qu'ils ne profitent pas de l'expérience des grand sages, ni ne suivent les règles qu'ils ont prescrites, leur condition, dans la vie sociale, devient misérable à l'extrême.

asatyam apratistham te
Jagad ahur anisvaram
aparaspara-sambhutam
kim anyat kama-haitukam

"Ils prétendent que ce monde est irréel et sans fondement, qu'aucun Dieu ne le dirige; qu'il résulte du désir sexuel et n'a d'autre cause que la concupiscence."

  Les hommes démoniaques parviennent à la conclusion que ce monde n'est que fantasme. Pour eux, il n'a pas de cause, pas d'effet, pas de maître, pas de but: tout y est irréel. Ils affirment que la manifestation cosmique procède de phénomènes "naturels" et de leurs interactions, l'ensemble étant régi par le hasard. Jamais ils n'envisagent que le monde ait été créé par Dieu, dans un certain dessein. Ils ont leur propre théorie: le monde est de lui-même venu à l'existence; nulle raison, donc, de croire qu'à sa source se trouve un Dieu. Il n'existe, pour eux, aucune différence entre la matière et le spirituel; comment, dès lors, accepteraient-ils l'Etre spirituel suprême? Tout n'est que matière, l'univers tout entier n'est qu'une masse brute d'ignorance. Ce qu'ils illustrent en disant: "L'homme crée, en rêve, mille formes illusoires, dont il se réveille, et qui n'ont eu d'autre existence que rêvée." Ils prétendent donc que "la vie est un songe"; mais ils n'en sont pas moins versés dans l'art de jouir de ce songe. Ainsi, au lieu d'acquérir le savoir, ils s'enferment de plus en plus dans leur monde de rêves. Et de même que l'enfant naît simplement du rapport sexuel, raisonnent-ils, ce monde a été créé sans aucune âme. Pour eux, seule une combinaison d'éléments matériels a produit les êtres vivants, et il ne saurait être question de l'existence d'une âme. De même que de nombreuses créatures procèdent, sans aucune cause, de la transpiration, ou de la putréfaction d'un corps, de même, tout ce qui vit est issu des éléments de l'univers matériel entre eux combinés. Ainsi, toujours selon eux, la nature matérielle constitue la cause unique de la manifestation matérielle. Ils n'accordent aucune foi aux paroles de Krishna lorsqu'Il dit, dans la Bhagavad-gita:

"L'univers matériel tout entier se meut sous Ma direction." En bref, ces hommes démoniaques sont dépourvus de la connaissance parfaite de la création du monde; chacun d'eux, naturellement, possède à ce sujet quelque théorie de son invention. A leurs yeux, toutes les interprétations les Ecritures se valent puisqu'ils ne croient pas en l'existence d'une norme pour la compréhension des règles données par les Ecritures.

etarm dristim  avastabhya
nastmàno 'lpa-buddhayah
prabhavanty ugra-karmanah
ksayaya jagato 'hitah

"Partant de telles conclusions, les démoniaques, égarés, dénués d'intelligence, se livrent à des oeuvres nuisibles, infâmes, qui visent à détruire le monde." 

Les hommes démoniaques se vouent à des actes qui mèneront le monde à sa destruction. Le Seigneur enseigne dans ce verset qu'ils possèdent une intelligence amoindrie. Les matérialistes, en effet, privés de toute conception de Dieu, s'imaginent avancer sur la voie du "progrès"; en fait, selon la  , ils ne sont que privés d'intelligence et de tout sens commun. Cherchant à jouir au maximum de ce monde, ils inventent à cette fin toujours quelque chose de nouveau pour satisfaire leurs sens. Bien que tenues pour un signe du progrès de la civilisation, leurs inventions n'ont pour effet réel qu'une montée rapide de la violence et de la cruauté, envers les animaux comme envers les hommes. Les êtres démoniaques ignorent totalement selon quelles règles il faut se comporter avec autrui; et l'abattage des animaux, chez eux, est fort notoire. On les considère comme les ennemis du monde, car ils finiront par inventer ou créer l'instrument qui causera la destruction de tous les êtres. Indirectement, ce verset prévoit les armes atomiques, dont le monde entier tire aujourd'hui un si grand orgueil. A tout moment la guerre peut éclater, ces armes engendrer le chaos. Le seul but de telles inventions est, comme l'indique notre verset, de détruire le monde. C'est à cause de l'impiété que de telles armes voient le jour au sein de la société humaine; quant à leur but, il ne poursuit en rien la paix et la prospérité du monde.

kamam àsritya duspùram
dambha-mana-madanvitàh
mohad grihitvàsad-grahan
pravartante 'suci-vratah

"Les êtres démoniaques, qui se réfugient dans la vanité de soi, l'orgueil et l'insatiable concupiscence, deviennent la proie de l'illusion. Fascinés par l'éphémère, ils consacrent leur vie à des actes malsains." 

L'état d'esprit démoniaque se trouve décrit dans ce verset. La concupiscence des hommes qui en sont animés ne connaît aucun apaisement. Au contraire, ils continueront de multiplier sans fin leurs désirs insatiables de jouissance matérielle. Sous l'empire de l'illusion, ils ne se lassent pas d'accepter les choses éphémères, bien qu'ils n'en retirent qu'une constante angoisse. Privés de connaissance, ils n'ont pas même conscience de marcher dans la direction mauvaise. Ils acceptent l'éphémère, donc, et par là, édifient leur propre Dieu, composent leurs propres hymnes, qu'ils chantent à leur façon. Deux choses, en conséquence, les fascinent toujours plus: le plaisir sexuel et l'accumulation des richesses matérielles. Les mots ajuci-vratah, "tâches,  règles de vie malsaines", méritent qu'on s'y attarde. Car, ces hommes démoniaques n'éprouvent d'attrait que pour le vin, les femmes, le jeu et la consommation de chair animale; telles sont leurs habitudes malsaines ( asucis). Poussés par l'orgueil et l'infatuation, ils fabriquent de toutes pièces leurs "principes religieux" que n'approuvent en rien les Ecrits védiques. Bien qu'ils soient tout à fait haïssables, la société les pare, artificiellement, d'une renommée trompeuse, et bien qu'ils glissent vers un enfer, il se considèrent eux-mêmes très avancés.

cintam aparimeyam ca
pralayantam upasritàh
kamopabhoga-parama
etavad iti niscitah

asa-prisa-satair baddhah
kama-krodha-,Paralvanah
ihante kama-bhogartham
anyayenartha-sancayan

"Jouir des sens jusqu'au dernier moment, tel est, croient-ils, l'impératif majeur pour l'homme. Aussi leur angoisse ne connaît-elle pas de fin. Enchaînés par des centaines, par des milliers de désirs, par la concupiscence et la colère, ils entassent des richesses par voies illicites, pour satisfaire l'appétit de leurs sens."

Le plaisir des sens représente, pour les êtres démoniaques, le but ultime de la vie, auquel ils s'accrochent jusqu'à l'instant de la mort. Ils ne croient pas en la vie après la mort, ni que l'être doive revêtir différentes sortes de corps, déterminés par son karma, ses actes en ce monde. Leurs projets pour l'avenir, qu'un après l'autre sans se lasser ils élaborent, n'aboutissent jamais. Nous avons nous-mêmes connu un tel homme qui, à l'instant même de mourir, demanda à son médecin de prolonger sa vie de quatre années, pour qu'il puisse achever la réalisation de ses projets. Cet insensé ignorait, comme ses semblables, qu'un médecin n'a pas le pouvoir de prolonger la vie, fût-ce d'un seul instant. Quand vient le temps de la mort, les désirs du mourant n'entrent pas en considération. Les lois de la nature ne lui accordent pas une seconde au-delà du temps dont il devait jouir.

L'homme démoniaque, sans foi en Dieu, sans foi en l'Ame Suprême qui l'habite, s'adonne à toutes sortes d'actes coupables dans le seul but de jouir des sens. Il ne sait pas que dans son coeur se trouve un témoin: l'Ame Suprême, qui observe l'âme distincte en ses actes. Comme l'enseignent les Ecritures védiques, et plus précisément les Upanisads, deux oiseaux sont perchés sur un arbre: l'un, actif, jouit ou souffre des fruits de l'arbre, l'Autre l'observe. Mais l'être de nature démoniaque n'a aucune connaissance des Ecrits védiques, pas plus qu'il n'y attache foi; il se sent donc libre d'agir à sa guise pour la satisfaction de ses sens, et peu lui importent les conséquences de tels actes.

idam adya maya labdham
imam pramsye manoratham
idam astidam api me
bhavisyati punar dhanam

asau maya hatah satrur
hanisye caparân api
isvaro 'ham aham bhogi
siddhoo 'ham balavàn sukhi

adhyo 'bhijanavan asmi
ko 'nyo 'sti sadriso maya
yaksye dasyami modisya
ity ajnàna-vimohitah

"Telle est la pensée de l'homme démoniaque: "Tant de richesses sont aujourd'hui miennes, et par mes plans, davantage encore viendront. Je possède aujourd'hui tant de choses, et demain plus et plus encore! Cet homme était de mes ennemis, et je l'ai tué; à leur tour, je tuerai les autres. De tout je suis le seigneur et le maître, de tout le bénéficiaire. Moi parfait, moi puissant, moi heureux, moi le plus riche, et entouré de hautes relations. Nul n'atteint ma puissance et mon bonheur. J'accomplirai des sacrifices, ferai la charité, et par là me réjouirai." C'est ainsi que le fourvoie l'ignorance."

aneka-citta- vibhranta
moha-jàla-samàvrtàh
prasaktah kama-bhogesu
patanti narake 'sucau

"Confondu par des angoisses multiples et pris dans un filet d'illusions, il s'attache par trop au plaisir des sens, et sombre en enfer."

L'homme démoniaque désire s'enrichir à l'infini. Il absorbe ses pensées en des estimations quant à sa richesse présente, et intrigue pour la faire fructifier, sans fin. Dans ce but, il n'hésite pas à agir par des voies coupables, comme se livrer à des marchés clandestins, prometteurs de plaisirs illicites. Il est épris des biens que déjà il possède: la famille, les terres, la demeure, le compte en banque, et projette sans cesse de les faire croître en nombre ou en valeur. Il n'a foi qu'en son propre pouvoir, et ignore que tous ses biens sont le fruit d'actes vertueux accomplis dans le passé. Il ne conçoit nullement les causes lointaines qui lui permettent aujourd'hui d'accumuler tant de biens, mais croit qu'ils résultent de ses propres efforts. Ainsi l'homme démoniaque croit en la force de son oeuvre personnelle, mais non en la loi du karma. Selon cette loi, on ne naît dans une famille noble, on ne devient riche, on ne reçoit une bonne éducation, on ne jouit d'une grande beauté, qu'en raison d'actes vertueux accomplis dans le passé. Mais l'homme démoniaque croit qu'ils résultent de ses propres efforts. Ainsi, l'homme démoniaque pense que tout cela arrive fortuitement, ou par la force de ses propres capacités. Il ne conçoit aucune intelligence à l'arrière-plan des variétés de peuples, de la beauté, de l'éducation. Quiconque entre en compétition avec lui devient son ennemi. Nombreux sont les hommes démoniaques, et chacun est un ennemi pour les autres. Cette hostilité gagne en amplitude: elle s'établit d'abord entre personnes, puis entre familles, puis entre sociétés, enfin entre nations. Aussi le monde est-il tout entier le théâtre de conflits perpétuels, de guerres, d'hostilités.

  Chacun de ces êtres démoniaques se croit permis de vivre aux dépens d'autrui. En général, ils se prennent pour Dieu, l'Etre Suprême, et l'on entend des prédicateurs démoniaques haranguer ainsi leurs disciples: "Pourquoi cherchez-vous Dieu partout ailleurs? Tous, vous êtes Dieu! Libre à vous d'agir à votre guise. Ne croyez pas en un autre Dieu. Débarrassez-vous de Dieu. Dieu est mort." Telles sont les prédications des hommes démoniaques.

  Un être démoniaque peut voir nombre d'hommes aussi riches et aussi puissants, ou influents que lui, ou plus encore; il n'en continuera pas moins de croire que nul ne l'égale en richesse et en puissance. Pour ce qui est de s'élever aux systèmes planétaires supérieurs, il ne croit pas en l'accomplissement de yajnas, ou sacrifices. Il pense qu'en inventant sa propre méthode de yajnas et en mettant au point quelque engin, il accédera à la planète supérieure qu'il a choisie. Le meilleur exemple d'un tel homme fut Ravana. Il offrit aux peuples d'ériger un escalier gigantesque jusqu'aux planètes édéniques, afin de permettre à n'importe qui de les atteindre sans avoir à accomplir de sacrifices, tels qu'en prescrivent les Vedas. Marchant sur ses traces, les hommes de nature démoniaque s'efforcent aujourd'hui d'atteindre des systèmes planétaires supérieurs par des voies mécaniques. Ils illustrent bien la confusion, l'égarement dont parle notre verset. Ils glissent par là, sans même le savoir, vers les régions infernales. Arrêtons-nous sur les mots moha-jala. Jala, en effet, signifie "filet": pareils à des poissons pris dans un filet, les hommes démoniaques ne peuvent, par aucun moyen, échapper aux illusions qui les enveloppent.

alma-sambhavitah stabdha
dhana-mana-madanvitàh
yajante nama-yajnais te
dambhenàvidhi-purvakam

"Vain de lui-même, toujours arrogant, égaré par la richesse et la fatuité, il accomplit parfois des sacrifices; mais hors de tout principe et de toute règle, ceux-ci n'en peuvent porter que le nom."

Les hommes démoniaques accomplissent parfois quelque pseudo-rite icligieux ou sacrificiel, en se regardant eux-mêmes comme tout ce qui est, sans aucun souci des enseignements des autorités en la matière ou des Ecritures. Leur refus d'accepter toute autorité spirituelle leur est occasion d'arrogance. Tel est le fruit illusoire qu'engendrent l'accumulation des richesses et la fatuité. Ces hommes démoniaques empruntent parfois le rôle de prédicateurs; ils égarent les foules, et on les célèbre comme réformateurs religieux ou manifestations divines. Ils feignent, avec ostentation, d'accomplir des sacrifices, rendent un culte aux devas, ou se forgent leur propre Dieu. Les masses les proclament eux-mêmes Dieu et les adorent; les sots les tiennent pour avancés dans les principes religieux, dans les principes du savoir spirituel. Ils endossent l'habit du sannyasi et s'y livrent à toutes sortes d'actes ineptes. Ils 
ne prennent pas du tout garde aux restrictions que doit faire siennes le vrai sannyàsi, celui qui a renoncé au monde. Ils tiennent pour assuré que toute voie que chacun peut s'inventer représente pour lui la bonne voie; qu'au contraire, il n'existe rien de semblable à une voie établie que tous doivent suivre. Les mots avidhi-pùrvakam, dans ce verset, soulignent tout particulièrement l'indifférence de ces hommes démoniaques à l'égard de toute règle, de tout principe. A l'origine de cette indifférence, on trouve toujours ignorance et illusion.

ahankaram balam darpam
kaman krodham ca samsritah
maim âtma-para-dehesu
pradvisanto 'bhyasuyakah

"Ayant cherché son refuge dans le faux ego, dans la puissance, l'orgueil, la concupiscence et la colère, le démoniaque blasphème la vraie religion et M'envie, Moi le Seigneur Suprême, qui réside en son corps même, comme en celui des autres."

 L'homme démoniaque, parce que toujours hostile à la suprématie de Dieu, répugne à croire en les Ecritures. Il est envieux des Ecritures et de l'existence de Dieu, la Personne Suprême. Tels sont les fruits de son pseudo prestige, de sa richesse et de sa puissance. Il ignore que sa vie présente en prépare une autre. Par suite, il éprouve de l'envie à l'égard de lui-même, comme à l'égard d'autrui. Sur son propre corps et sur le corps d'autrui, il se livre à des actes de violence. Dépourvu de savoir, il fait fi du contrôle souverain de la Personne Suprême. Jaloux des Ecritures et de Dieu, la Personne Suprême, il produit de fausses thèses pour nier toute existence divine; il "réfute" l'autorité des Ecritures. Dans chacun de ses actes, il se croit indépendant et tout-puissant. Il s'imagine que puisque nul ne l'égale en force, en pouvoir ou richesse, il peut agir comme bon lui semble, sans que nul ne puisse l'en empêcher. Qu'il ait alors un ennemi, susceptible de le freiner dans sa quête du plaisir des sens, et il élaborera toutes sortes de projets pour le rabaisser en manifestant sa propre puissance.

tan aham dvisatah krùran
samsaresu naradharnan
ksipamy ajasram asubha
asurisv eva yonisutan

"Les envieux et malfaisants, les derniers des hommes, Je les plonge dans l'océan de l'existence matérielle sous les diverses formes de la vie démoniaque." 

  Ce verset indique clairement que la fonction de placer telle âme distincte dans tel corps de matière est le privilège de la volonté suprême. L'homme démoniaque peut ne pas consentir à reconnaître la suprématie du Seigneur Suprême et agir selon ses caprices; mais les circonstances de sa prochaine vie, c'est le Seigneur qui en décidera, pas lui.

  Le Srimad-Bhagavatam, au troisième Chant, enseigne que l'âme incarnée est mise, après la mort du corps, dans la matrice d'une mère, où, sous la direction d'une puissance supérieure, elle revêt un nouveau corps, bien déterminé. Ainsi voyons-nous évoluer, au coeur de l'existence matérielle, d'innombrables formes de vie —bêtes, insectes, hommes...—, qui toutes sont pensées par cette puissance supérieure. Elle ne sont évidemment pas dues au hasard. Quant aux êtres démoniaques, il apparaît clairement ici que sans cesse ils sont contraints de renaître dans le sein d'asuras; ils conserveront ainsi leur nature envieuse, demeureront les derniers des hommes. Toujours pleins de concupiscence, toujours haineux et violents, toujours malsains, ils évoquent les bêtes de la jungle. 

asurim yonim apanna
Mudha janmani janmani
mam aprapyaiva kaunteya
tato yanty adhamam gatim

"Ceux-là, renaissant vie après vie au sein des espèces démoniaques, jamais ne peuvent M'approcher, ô fils de Kunti. Peu à peu, ils sombrent dans la condition la plus sinistre." 

  Chacun sait que Dieu manifeste une miséricorde infinie. Nous apprenons toutefois, dans ce verset, qu'Il ne la fait jamais paraître aux hommes démoniaques. Notre verset, en effet, l'enseigne clairement: ces hommes sont contraints, vie après vie, d'entrer dans le sein d'êtres tout aussi démoniaques; ainsi privés de la miséricorde du Seigneur, ils sombrent toujours plus, pour finir dans des corps de chien, de chat, de porc... Il est donc clairement établi que ces hommes démoniaques n'ont pratiquement aucune chance de recevoir, dans le présent comme dans le futur, la miséricorde de Dieu. Les Vedas indiquent également que de tels êtres se dégradent peu à peu jusqu'à devenir des chiens et des porcs. On objectera peut-être que Dieu ne devrait pas être tenu pour infiniment miséricordieux s'Il refuse Sa grâce aux êtres démoniaques. En réponse, le Vedànta-sùtra nous apprend que le Seigneur Suprême n'a de haine pour personne. L'acte de placer les asuras dans les formes de vie les plus basses ne représente en fait qu'un autre aspect de Sa miséricorde. Il arrive parfois que les asuras soient tués par le Seigneur; mais un tel acte leur est bénéfique, car, comme l'enseignent les Textes védiques, quiconque est mis à mort par le Seigneur atteint la libération. On trouve, dans l'histoire, de nombreux exemples d'asuras, tels Ravana, Kamsa, Hiranyakasipu, devant qui le Seigneur apparut, en des Formes diverses, à seule fin de les anéantir. La miséricorde de Dieu se trouve donc également manifestée aux asuras, s'ils ont la fortune d'être par Lui tués.

tri-vidham narakasyedam
dvaram nasanam atmanah
kamah krodhas tacha lobhas
tasmad etat trayam tyajet

"Trois portes ouvrent sur cet enfer: la concupiscence, la colère et l'avidité. Que tout homme sain d'esprit les referme, car elles conduisent l'âme à sa perte."

  "Ce verset décrit les origines de la vie démoniaque. L'homme cherche à satisfaire sa concupiscence; s'il n'y parvient pas, alors surviennent colère et avidité. C'est pourquoi l'homme sain, qui ne veut pas choir dans les espèces démoniaques, doit essayer de se défaire de ces trois ennemis, capables de "tuer", d'étouffer l'âme, au point de lui ôter toute chance de s'affranchir des rets de l'existence matérielle."

Ces versets de 6 à 21 du XVI ème chapitre de la Bhagavad-Gita donnent le profil exact de l'homme de nature démoniaque. Les explications sont données par sa Divine Grâce A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada.

Les démons veulent s'emparer de la gouvernance de la terre. Ce sont des manifestations de Kali...

Dans l'histoire du monde nous avons beaucoup d'exemples de personnages, imbus de leurs puissances militaires, de leurs richesses, de leurs facilités d'élocution, capables d'embrigader les foules dans la perspective de conquérir le monde. Les moyens étant sans conteste multiples : le brigandage, la terreur, la torture, la famine, la guerre bactériologique, conventionnelle, chimique, bientôt nucléaire, etc...etc...

Ils ont élaboré, conçu des systèmes, éducatif, politique, économique, juridique, policier, etc...Dans le seul but d'instaurer une dictature en négligeant les citoyens, et leurs besoins fondamentaux, qui sont de deux ordres : spirituel et matériel...Ces gouvernants, autoritaires, sanguinaires pour la plupart, ne voyaient que leurs intérêts. Ils ont fait des choses, de grandes choses, mais jamais pour le bien être des citoyens. 

Nous sommes dans ce contexte hégémonique actuellement. Peu importe à ces maîtres penseurs la souffrance des citoyens, la soufffrance de tous les citoyens, y compris les animaux, les arbres...Leur but est d'avoir leur nom dans l'histoire, leur effigie sur les places, les monuments publics. Ils n'ont pas conscience de Dieu, de Krishna dans leur coeur. Ils n'ont pas conscience que le temps leur prendra tout, même leur corps, et ils devront aller rejoindre les abysses des enfers, au plus profond de cet univers  pour y être jugés et souffrir pendant des milliers d'années. 


Avortement dans le monde par pays :
Animaux tués dans les abattoirs, par an :
Animaux utilisés pour les expériences :
Les sectes sataniques :
L'antéchrist :